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Itinéraire d'une cinéphile

Bienvenue sur mon site de critiques de films et de séries en tous genres. Bonne visite !


No Escape

Publié par Coralie sur 26 Décembre 2015, 15:41pm

Catégories : #Films - Action

No Escape

Sortie : 2 septembre 2015

Vu en : version originale sous-titrée

Ma critique : "No Escape" nous emmène en Thaïlande. Jack Dwyer (Owen Wilson), sa femme Annie (Lake Bell) et leurs deux filles, viennent tout juste d'y poser leurs valises afin d'y démarrer une nouvelle vie. Malheureusement, ce nouveau départ vire rapidement au cauchemar lorsqu'un coup d'état éclate et que les têtes des expatriés sont mises à prix. Débute alors une chasse à l'homme terrible dont les Dwyer devront tenter de se sortir vivants. Pour nous autres spectateurs, l'immersion est totale et la tension maximale. Au fil des espoirs de survie déchus, le sentiment d'encerclement et d'étouffement s'agrandit. La peur, omniprésente, est due à une situation critique mais surtout à des méchants convaincants. Exit la mafia italienne, les russes et les albanais, cette fois-ci la menace est thaïlandaise. Armés de machettes, portant des bandanas ou des cagoules, les rebelles thaïlandais sont effrayants. Qu'on soit déjà allés en Thaïlande ou non, une forte sensation de réalisme nous saisit et nous pétrifie.

No Escape

Une certaine proximité s'installe entre la famille Dwyer et nous. Même si certains de ses réflexes rappellent ceux de Bryan Mills (Liam Neeson) dans "Taken", Jack Dwyer n'est pas un héros du quotidien. C'est un père de famille ordinaire qui n'a jamais été confronté à la violence et qui se doit d'apprendre rapidement s'il veut avoir une chance de survivre. Il encaisse les chocs, non sans vaciller, ce qui permet de s'identifier à lui plus facilement. Son évolution personnelle, causée par un environnement profondément hostile, rappelle celle de Rick Grimes (Andrew Lincoln) dans "The Walking Dead". Nul doute que Jack Dwyer aurait été un personnage intéressant à suivre dans cette série apocalyptique.

Habitué aux comédies depuis une dizaine d'années, Owen Wilson opère un virage à 360 degrés avec "No Escape". On espère qu'il renouvellera l'expérience car il est extrêmement convaincant. C'est d'ailleurs à son personnage que l'on s'attache le plus. Lake Bell, qui ressemble étrangement à Karla Souza dans la série "How To Get Away With Murder", est également remarquable, mais elle souffre d'un rôle ingrat. En effet, Annie Dwyer ralentit l'action et ne cesse de prendre des mauvaises décisions. Seul un sursaut final nous permettra de ne pas complètement la détester. Quant aux deux enfants, l'une parle très peu et l'autre insupporte par ses caprices. L'empathie envers ces personnages est donc limitée. On s'inquiète pour eux mais on ne parvient pas à éprouver une réelle affection à leur égard. C'est d'autant plus dommage qu'on sent des efforts de la part des scénaristes, notamment par l'installation de certains éléments de complicité entre le père et ses filles. Mais cela ne prend pas.

No Escape

"No Escape" restera dans les mémoires grâce à son ambiance anxiogène réussie et à ses ralentis marquants. On retiendra également le traitement d'un sujet assez inédit au cinéma. En effet, le schéma manichéen apparent du film est chamboulé au profit d'une critique acide des multinationales exerçant leur contrôle sur les pays pauvres. Leur stratégie, qui nous est expliquée par un mercenaire anglais interprété par Pierce Brosnan, est une sorte d'esclavage moderne. La multinationale propose à un pays pauvre de contracter un prêt afin de pouvoir se payer ses services et ainsi bénéficier de l'installation d'infrastructures telles que des centrales électriques, des stations hydrauliques ou encore des autoroutes. Quand arrive le moment fatidique où le pays ne peut plus rembourser le prêt, la multinationale est en position de force puisqu'elle a le contrôle des ressources du pays. Comme le dit le mercenaire, les populations pauvres n'ont pas pour habitude de riposter, notamment parce qu'il est rare qu'elles se rendent compte de la machination. Toutefois, en l'occurrence, quand les Thaïlandais se sont vu confisquer la gestion de leur eau, les représailles ont été terribles...

Ma note : 15/20

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