Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Itinéraire d'une cinéphile

Bienvenue sur mon site de critiques de films et de séries en tous genres. Bonne visite !


Scandal (Saison 5)

Publié par Coralie sur 4 Janvier 2016, 20:36pm

Catégories : #Séries - Drame

Scandal (Saison 5)

Diffusion : du 24 septembre au 19 novembre 2015

Vu en : version originale sous-titrée

Ma critique : Créée par la célèbre Shonda Rhimes, et diffusée aux côtés de deux autres de ses productions ("Grey's Anatomy" et "How To Get Away With Murder") lors d'une soirée baptisée "Thank God It's Thursday", "Scandal" a fait son retour le 24 septembre 2015. Après son neuvième épisode qui marque le début d'un winter break, un bilan s'impose. A mi-chemin, force est de constater que "Scandal" a perdu de sa superbe.

Avant d'aborder les sujets qui fâchent, on se doit de saluer la forme de la série, toujours irréprochable. Les minutes défient à une vitesse folle grâce à un rythme extrêmement bien géré qui passe notamment par un montage dynamique, des scènes efficaces et un débit de paroles soutenu. Celui-ci est perpétré consciemment par la créatrice de la série mais aussi par les personnages eux-mêmes puisque Quinn (Katie Lowes) critique le débit de paroles lent de Marcus (Cornelius Smith Jr.), un gladiator fraîchement recruté. Le caractère irréprochable de "Scandal" s'étend à ses dialogues ciselés qui regorgent de punchlines mémorables confirmant l'audacité de cette série. C'est ainsi que Susan Ross (Artemis Pebdani), vice-présidente des Etats-Unis dont on apprécie la profonde honnêteté, déclare en toute décontraction "You can't prosecute a man for sleeping around. We'd have no presidents." On retiendra également la question de Marcus, "How does a guy facing murder charges even get bailed ?", à laquelle Quinn répond sans sourciller "By being rich and white." Ambiance !

Scandal (Saison 5)

Après quatre épisodes de qualité, notre enthousiasme s'étiole. La forme de la série demeure grandiose mais le fond devient problématique. "Scandal" nous avait habitué à des manipulations en coulisses, des stratégies sur le long terme qui, lorsqu'elles sont dévoilées, nous laissent bouche bée. Elle avait le secret pour nous faire éprouver ce mélange de dégoût et d'admiration face aux agissements de ces personnages sans coeur mais tellement géniaux. De cette aptitude, il ne reste désormais plus grand chose. Les intrigues sont aberrantes par leurs facilités et leurs ficelles apparentes. Ce défaut est particulièrement visible dans l'épisode 5, lorsque Fitz (Tony Goldwyn) propose à Cyrus de revenir travailler à la Maison Blanche et que Cyrus comprend d'emblée la stratégie qui se cache derrière cette offre a priori alléchante. Il se met alors à l'expliquer, mettant ainsi Fitz face à sa prévisibilité et à son amateurisme. Cette scène affligeante démontre une baisse de qualité générale que l'on remarque aussi dans la présence furtive d'un personnage inutile, Elise, ou encore dans la relation improbable qui unit Elizabeth (Portia De Rossi) à David Rosen (Joshua Malina).

Scandal (Saison 5)

L'épisode 6 enfonce le clou avec la demande en mariage de Fitz, censée éviter à Olivia de témoigner contre lui. "Scandal", autrefois avant-gardiste, tombe ainsi dans la facilité scénaristique avec une tactique vue et revue. Elle avait par exemple été utilisée dans "The Sopranos" avec l'union d'Adriana (Drea De Matteo) et Christopher (Michael Imperioli), ainsi que dans "Gossip Girl" avec celle de Blair (Leighton Meester) et Chuck (Ed Westwick). Au passage, Fitz se prend le plus gros râteau de l'histoire de la télévision. Oui car, au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, mademoiselle Olivia Fitz ne sait pas ce qu'elle veut. A la manière d'Annalise Keating (Viola Davis) dans "How To Get Away With Murder", Olivia Pope perd de son aura. Même si on observe un agrandissement de son pouvoir au niveau politique, elle devient pleurnicharde, hésitante, alors qu'elle était si charismatique et sûre d'elle au début. Toutes les femmes fortes issues des séries crées ou produites par Shonda Rhimes sont-elles condamnées à s'effondrer au bout du compte ?

Ma note : 13/20

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents