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Itinéraire d'une cinéphile

Bienvenue sur mon site de critiques de films et de séries en tous genres. Bonne visite !


127 Heures

Publié par Coralie sur 21 Février 2016, 17:17pm

Catégories : #Films - Drame

127 Heures

Sortie : 23 février 2011

Vu en : version originale sous-titrée

Ma critique : Afin de toucher le spectateur, les scénaristes ont à coeur d'imaginer des histoires toujours plus incroyables. Mais parfois, nul besoin d'inventer, tant le vécu de certaines personnes est hors du commun.

Le 26 avril 2003, Aron Ralston part s'adonner à sa passion, la randonnée dans les gorges de l'Utah, sans dire à personne où il va. Alors qu'il descend le long d'une crevasse, un rocher se dérobe sous ses pieds et, dans leur chute, vient s'abattre sur son bras droit. Durant 127 heures, Aron fera tout pour se sortir de ce tombeau à ciel ouvert, jusqu'à commettre l'impensable. Il racontera ensuite son calvaire dans un livre. Celui-ci attire l'attention du réalisateur britannique Danny Boyle, qui se lance donc dans cette nouvelle aventure, deux ans après "Slumdog Millionnaire". Seuls liens entre ces deux oeuvres de sa filmographie éclectique : un choeur d'enfants enregistré à Mumbai, et un Indien que l'on aperçoit dans la foule au début du film. Cette foule opère d'ailleurs un contraste saisissant avec la profonde solitude qui s'ensuivra durant tout le film. On a presque le sentiment que le réalisateur fait exprès de nous montrer, au début du film, tout ce qui manquera au protagoniste par la suite : le contact humain, le couteau suisse qu'il ne parvient pas à attraper sur son étagère, et même l'eau qui goutte lentement du robinet de son évier. Tous les éléments d'un terrible concours de circonstances sont réunis, comme si le sort s'acharnait sur Aron Ralston.

127 Heures

Cet alpiniste solitaire, avide de grands espaces, est brillamment interprété par le talentueux James Franco. Tout a été mis en oeuvre pour l'impliquer au maximum dans le film, au point d'employer une doublure pour les scènes tournées en dehors du canyon. Tout comme James Franco, nous sommes ainsi au plus près de ce qu'a ressenti Aron Ralston durant l'expérience la plus éprouvante de sa vie. Nous découvrons son quotidien, dont les petits rien - un corbeau et un rayon de soleil passant à intervalles réguliers - lui redonnent du baume au coeur. On apprécie son courage, son humour, son ingéniosité, sans lesquels il n'aurait sans doute pas survécu. Conscient de la chance qu'il a tout de même eue dans son malheur, Aron Ralston poursuit aujourd'hui ses randonnées dans des paysages magnifiques, mais sans tenter le diable : désormais, il laisse toujours un mot pour dire où il est allé.

Ma note : 16/20

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